Les femmes et les jeunes à l’avant-garde de la mobilisation des fonds de développement des circonscriptions en faveur de la justice climatique
Face à l'aggravation des effets du changement climatique, les femmes et les jeunes de Zambie se mobilisent pour agir. Parmi les groupes les plus vulnérables mais aussi les plus résistants, ils utilisent de plus en plus les fonds de développement des circonscriptions (CDF) pour promouvoir la justice climatique et le plaidoyer local en faveur du climat. Face à l'escalade des défis climatiques, on ne saurait trop insister sur l'importance de l'engagement de la base dans l'action climatique.
Dans le quartier de Lukolongo, une communauté locale du district de Kafue en Zambie, une réunion publique organisée par l’Institut Panos Afrique du Sud, avec le soutien de la Women’s Life Wellness Foundation (WLWF) le 7 mars 2024, dans le cadre du programme Voices for Just Climate Action (VCA) en Zambie, est devenue un catalyseur pour donner aux femmes et aux jeunes les moyens de tirer parti du FDC pour des initiatives de justice climatique dans les quartiers de Kapongo, Shimabala, Mpande’A et Lukolongo dans le district de Kafue.

Cette réunion, à laquelle ont participé plus de 230 membres des communautés locales des quatre quartiers, a créé un précédent en matière de gouvernance participative et de développement durable. La réunion publique fait suite à une série de réunions organisées par la Women’s Life Wellness Foundation et la House of Ruth Foundation dans le district. L’objectif était de réfléchir aux résultats des réunions de dialogue précédentes, d’évaluer les progrès accomplis depuis lors et d’identifier les défis et les obstacles qui entravent encore l’utilisation efficace des fonds dans la lutte contre le changement climatique.
RÉUNIONS PUBLIQUES : UNE PLATEFORME POUR LE CHANGEMENT
Les réunions publiques organisées dans la circonscription de Lukolongo ont favorisé le dialogue entre les communautés locales des quatre circonscriptions et leurs dirigeants municipaux. Ces réunions ont permis aux habitants, en particulier aux femmes et aux jeunes, d’exprimer leurs préoccupations concernant l’accès au CDF et de proposer des solutions en matière de changement climatique et de durabilité de l’environnement. Grâce à l’apprentissage et au partage entre ces communautés et la FMTL, ces engagements ont créé un espace pour éduquer la communauté locale sur l’importance de la justice climatique et le rôle du CDF pour y parvenir.

LE RÔLE DES FEMMES DANS LA JUSTICE CLIMATIQUE
Le changement climatique affecte les femmes de manière disproportionnée en raison du rôle qu’elles jouent dans la gestion des ménages, l’approvisionnement en eau et en nourriture et les soins aux familles. Cependant, leurs perspectives et connaissances uniques font d’elles des agents de changement inestimables dans les initiatives de justice climatique. Grâce à leur interaction avec la FMTL, les membres de la communauté locale des quatre quartiers ont créé l’alliance FMTL-VCA le

Grâce à cette alliance, les femmes et les jeunes assument des rôles de leadership au sein de leurs communautés, en plaidant pour des pratiques résilientes au changement climatique. En s’appuyant sur les CDF, ils créent des coopératives qui promeuvent l’agriculture durable et l’agroforesterie, améliorant ainsi la durabilité environnementale et la stabilité économique. À la suite de la réunion publique qui s’est tenue le 7 mars 2024, les femmes du groupe d’alliance et d’autres coopératives ont indiqué que, grâce à ces engagements civiques, au moins sept clubs de femmes sur les huit qui ont présenté une demande ont eu accès à un FDC d’un montant maximal de 25 000 euros.
»Ce que nous avons vu grâce au CDF, c’est que nos coopératives et clubs locaux reçoivent maintenant des subventions, nous sommes heureux ! Grâce au CDF, nos enfants sont allés à l’école et nous avons maintenant de l’eau propre grâce aux pompes à eau que nous réclamions à cor et à cri » – Monica Mukasulwe.

La participation active des femmes et des jeunes à ces initiatives a favorisé un sentiment d’appropriation et de responsabilité, garantissant leur durabilité. La collaboration fructueuse entre la communauté locale de Lukolongo, Kapongo, Shimabala et Mpande’A Ward et les dirigeants civiques lors de réunions publiques a démontré le pouvoir de la gouvernance participative dans la lutte contre la justice climatique. En responsabilisant ces groupes, ces quartiers s’attaquent aux défis climatiques immédiats et construisent une communauté résiliente et informée capable de s’adapter aux changements environnementaux futurs.
